L’estive. Ce mot vient du latin aestivus qui signifie saison d’été. Il désigne un pâturage de montagne où l’on met les bêtes pendant cette période car la sècheresse qui sévit alors dans la plaine y raréfie les ressources en herbe. Trois grandes drailles traversent l’Aigoual, conduisant les moutons de la région des garrigues vers les pâturages de la montagne. En provenance du col de l’Asclié, la draille de Margeride passe par Aire-deCôte. Après un croisement au col de la Serreyrède, les deux autres se dirigent vers l’Aubrac. En provenance de Valleraugue, la première, par Cabrillac, franchit le col de Perjuret qui relie l’Aigoual au causse Méjean. La seconde vient du Vigan, monte à l’Espérou puis se dédouble en deux branches qui se rejoignent à Meyrueis. La première branche, appelée la draille du Parc-aux-Loups, longe la vallée du Bonheur tandis que la seconde, la draille du Calcadis, suit la crête qui domine le Béthuzon. L’origine de ces chemins moutonniers est débattue par les historiens. Les uns pensent qu’elle remonte au Néolithique tandis que d’autres affirment qu’elle est médiévale. 21 Une histoire en quelques dates
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